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PSYCHOLOGIE
ÉQUESTRE
Les articles de cette rubrique «Psychologie
équestre» réalisée par Alain Devaud,
écuyer, sont extraits du magazine télévisée
Balzane.
| Psycho 5
L'ASSOCIATION DES AIDES
Comment s'expriment les chevaux
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Un des but du travail avec les chevaux,
c'est que ce dernier réponde aux aides avec
le plus de finesse possible. On entend par aide
l'emploi de l'assiette, de la main, de la jambe
ou de la voix du cavalier. Mais pour que le cheval
réponde aux aides fines souvent les aides
douces telles que la voix, la jambe ou l'assiette
doivent être associées à des
aides plus fermes, à des aides dites artificielles,
notamment la cravache, l'éperon ou le caveçon.
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Si l'on prend l'exemple des aides propulsives,
c'est à dire de mettre le cheval vers l'avant,
on aura tout d'abord l'aide de la voix. Un petit
appel de langue devrait suffire à faire partir
le cheval. Si ce dernier ne suffit pas on peut l'associer
à un appel de jambe, voire à un appel
de la cravache.
Dans ces associations d'aides on aura
soin d'aller de l'aide la plus douce à l'aide
la plus ferme pour ensuite envisager à ne
garder que l'aide la plus douce.
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En ce qui concerne les
aides de retenues, c'est à dire pour reprendre
le cheval dans les transitions descendantes, pour
l'arrêter ou pour le ralentir, on procède
de la mÊme manière. C'est à dire
d'abord la voix qui prévient le cheval, ensuite
l'assiette, le poids du cavalier dans la selle et
en dernier lieu la main. Il est important de comprendre
que cette association d'aides doit se faire dans un
court temps, c'est à dire en 2-3 secondes le
cheval doit avoir compris ce qu'on attend de lui.
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En procédant ainsi
on arrivera petit à petit à faire comprendre
au cheval ce qu'on désire uniquement sur des
aides douces, c'est à dire sur un frôlement
de la jambe pour que ce dernier parte au trot, au
galop ou au pas, et uniquement un petite traction
sur les rênes, une légère tension
associé à l'assiette ou à la
voix devrait suffire à le faire ralentir, voire
à l'arrêter. Ceci évidemment est
un idéal.
Si l'on procède ainsi
en respectant cette graduation au niveau des aides
du cavalier, le spectateur aura l'impression que le
cheval s'exécute pour ainsi dire de lui même,
sans le secours des aides. |
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Concernant les récompenses :
le cheval comprendra qu'une caresse est le symbole
d'une récompense pour lui uniquement s'il associe
cette dernière à une friandise, à
un retour à l'écurie ou à un
repos.
Notez que le cheval est
doté d'une mémoire remarquable. Il retiendra
aussi bien les bonnes leçons que les mauvaises.
Toute correction de la part du cavalier ne devrait
jamais s'effectuer avec brutalité. |
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Comme tout être
vivant le cheval va parfois remettre en question votre
autorité. Un exercice acquis un jour peut être
remis en question. Vous devez donc être attentif
pour pas que le cheval ne prenne le dessus et se mette
à se défendre car ces défenses
peuvent s'amplifier et devenir des vices. Il sera
alors plus difficile à convaincre. |
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Peut importe la destination de votre
équitation, vous en reviendrez toujours à
cet ordre chronologique : exécution d'un
exercice ensuite récompense ou punition selon
le résultat obtenu. Gardez à l'esprit
durant toute l'évolution avec vos chevaux que
les maîtres mots du dresseur cavalier sont :
calme et réflexion. |
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| Le général
Favrot De Kerbrech disait : «Dresser un cheval
c'est demander souvent, se contenter de peu, récompenser
beaucoup.» |
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Psycho 1 |
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Psycho 5
L'association des aides |
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